Solidarité تضامن

Qui sommes-nous?

Al-Badil al-Ishtiraki (« Alternative Socialiste ») est un groupe en solidarité politique avec le Comité pour une Internationale Ouvrière (CIO), une organisation socialiste internationale qui dispose de groupes et de sympathisants dans une cinquantaine de pays, sur tous les continents : Nigéria, Pakistan, Brésil, Etats-Unis, France, Russie, Hong-Kong,…

Nos militant(e)s sont des syndicalistes, des travailleurs précaires, des chômeurs, des étudiants,…Nous nous battons au quotidien pour de meilleures conditions de vie, de travail et d’études ; mais nous voulons lier ces luttes du quotidien à la construction d’une lutte plus large pour un changement révolutionnaire de la société, en Tunisie comme à l’échelle internationale. Les révolutions tunisienne et égyptienne ont clairement montré que tant que le capitalisme reste en place, même les acquis arrachés dans les luttes au prix de lourds sacrifices par les travailleurs et la jeunesse seront constament remis en question.

Nous pensons que cela est lié au fonctionnement même du capitalisme, un système fondé sur la maximalisation du profit par la poignée d’individus qui concentre entre leurs mains l’essentiel des richesses, tandis que des millions d’êtres humains meurent de faim, s’enfoncent dans la misère et le chômage…Le socialisme démocratique, basé  sur la planification rationnelle des ressources par la population, et sur la répartition du travail entre tous et toutes, en finirait avec les crises économiques, les inégalités et le gaspillage des richesses par une minorité de profiteurs. C’est aussi à nos yeux la seule alternative capable de garantir une véritable démocratie, en procurant les mêmes chances à tous et toutes.

Nous voulons collaborer avec tous les militants de gauche et syndicaux, travailleurs, jeunes, chômeurs, acteurs des mouvements sociaux, afin de stimuler leur rassemblement, et construire l’unité d’action la plus large possible dans la lutte contre les patrons et leurs partis. Cependant, nous pensons que pour être victorieuse, notre lutte devra se doter d’un parti de masse qui puisse rassembler toutes les énergies en une force puissante capable d’en finir pour de bon avec le système actuel, et d’impulser la mise en place d’un gouvernement au service de la révolution: un gouvernement de représentants des travailleurs, des jeunes, des paysans pauvres, des femmes, de l’ensemble du peuple tunisien, appuyé par des comités démocratiquement organisés sur les lieux de travail et d’étude et dans les quartiers.

Un tel parti devra s’opposer sans concession aux capitalistes et à toutes les forces à leur service. L’expérience du Front Populaire, et en particulier les errements de sa direction centrale vis-à-vis du parti Nidaa Tounès, doivent servir de  leçon sur les conséquences dommageables d’une politique qui ne fait pas une différence nette entre les intérêts des travailleurs et des pauvres, et ceux de la bourgeoisie qui les exploite au quotidien.

Notre groupe est originellement issu d’un groupe de militants actifs au sein de la Ligue de la Gauche Ouvrière (LGO), que nous avons quitté  lors du congrès de septembre 2013: le carcan de ce parti, dont l’orientation politique devenait de plus en plus indiscernable de celle de la direction du Front Populaire, et les pratiques internes peu ouvertes à l’expression d’opinions divergentes, ne nous permettait plus de faire valoir, auprès des militants du Front, de l’UGTT et auprès du peuple tunisien en général, un programme de rupture révolutionnaire et socialiste clair.

Malgré les difficultés, nous ne doutons pas des possibilités qui s’ouvriront pour faire avancer la lutte révolutionnaire en Tunisie dans la période à venir, et pour reconstruire une gauche socialiste et militante forte, enrichie des leçons du passé -ainsi que des expériences des luttes internationales des travailleurs, des jeunes et des opprimés. Rejoins-nous sans plus attendre !

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