Solidarité تضامن

Massacre de Baga au Nigeria: Socialisme ou barbarie

Les 4 jours de massacre à Baga, au Nigeria, rappellent durement qu’aussi sanglante que soit déjà l’insécurité dans le pays, il n’y a aucune limite au point auquel les choses peuvent dégénérer.

H.T SOWETO, Democratic Socialist Movement (section du CIO au Nigéria)

Les 4 jours de massacre à Baga, au Nigeria, rappellent durement qu’aussi sanglante que soit déjà l’insécurité dans le pays, il n’y a aucune limite au point auquel les choses peuvent dégénérer. Le décompte initial faisait état de 2.000 morts et de 35.000 personnes évacuées. L’armée a cependant rejeté ce chiffre, qui est selon eux une exagération. Dans une déclaration officielle, le Général Chris Olukolade, porte-parole de l’armée, a déclaré que le nombre de personnes tuées, y-compris les combattants de Boko Haram, « n’a pas encore excédé les 150 personnes ». Mais que ce soient 2000 ou 150 personnes qui aient été tuées, il s’agit d’un incroyable nombre de pertes de vies humaines en un seul jour.

Au total, 3.720 maisons, cliniques et écoles ont été rasées au cours des attaques sur Baga et Doron Baga. Les survivants racontent qu’ils ont traversé des villages vides jonchés de cadavres. C’est inacceptable, condamnable et impensable. Les défenseurs des idées du socialisme condamnent ce carnage et se joignent aux Nigérians pour exiger la fin de ces pertes de vies humaines quotidiennes.

Dans les dernières images satellites, Amnesty International a décrit l’attaque de Baga comme « la dévastation de deux villes en proportions catastrophiques, l’une d’entre elle ayant presque disparu de la carte en l’espace de quatre jours. » De tous les assauts perpétués par la secte, c’est « le plus large et le plus destructif ».

Qualifier simplement les 6 ans d’offensive de Boko Haram d’attaques terroristes est maintenant un euphémisme à tous les niveaux. C’est une véritable guerre qui fait rage au sein des territoires d’une nation souveraine. Dans certains endroits des 3 Etats du Nord-Est, l’autorité gouvernementale s’est effondrée alors que les membres de la secte règnent en maîtres. La secte contrôle maintenant une grande partie de la frontière entre le Nigeria et le Tchad et le Cameroun, ce qui lui donne le contrôle du commerce.

Par ses exploits, Boko Haram – un groupe terroriste islamiste – met la barre du terrorisme mondial de plus en plus haut. Dans la nuit du 14 au 15 avril 2014, 276 écolières ont été enlevées par ce groupe terroriste dans la ville de Chibok, dans l’État de Borno. Mis à part quelques-unes qui ont réussi à s’enfuir dans la brousse pendant le transport vers le repaire du groupe, il n’y a aucune nouvelle d’elles depuis lors, malgré l’indignation mondiale et la campagne tumultueuse pour leur libération au Nigeria (#BringBackOurGirls). Au lieu de se calmer, Boko Haram a continué de pratiquer des carnages meurtriers quotidiens. Au Cameroun, ils ont récemment kidnappé environ 80 personnes, dont beaucoup d’enfants, et en ont tuées trois autres au cours d’une attaque transfrontalière contre des villages dans le Nord du pays.

Impuissance militaire

La capacité incroyable de cette secte à commettre des violences est tellement alarmante qu’à peine le public s’est remis d’un carnage qu’un nouveau se produit. Tout aussi alarmante est l’impuissance de l’armée. Pendant l’attaque contre Baga, il a été rapporté que des soldats ont«rejoint les civils qui s’échappaient dans la brousse». Baga est en fait le quartier général du Multinational Joint Task Force (MNJTF, force multinationale conjointe) – une force internationale de soldats du Nigeria, du Niger et du Tchad mise sur pied en 1994 pour faire face aux problèmes de sécurité transfrontalières et, récemment, à Boko Haram. Quand les combattants de Boko Haram sont arrivés, ils ont d’abord envahi les baraques militaires de MNJTF. Il y a des rapports de soldats s’enfuyant après avoir repoussé les membres de la secte pendant 9 heures sans recevoir de renforts.

La déroute de l’armée nigériane montre la perte de confiance générale en le régime et le système. Les années de corruption ont laissé pourrir l’armée, avec un manque d’équipements et d’armements adéquats et des soldats du rang dont le niveau de vie est aussi pauvre que celui du reste de la classe des travailleurs. En résultat, les soldats ne veulent pas risquer leurs vies pour l’élite dominante corrompue. Il y a eu des mutineries et une série de procès en court martiale. En septembre 2014, 12 soldats ont été condamnés à mort pour mutinerie. A la fin de l’année dernière, 54 soldats de plus ont été condamnés à mort pour désobéissance à un ordre direct. Plus de 100 sont encore en jugement pour des charges qui vont de perte de fusil au cours des opération à la négligence et la lâcheté. Cependant, au lieu de restaurer la discipline, les mesures répressives ont continué de générer la colère parmi les soldats, leurs familles et ceux qui dépendent d’eux.

Par exemple, le vendredi 16 janvier 2015, environ 227 membres ont manifesté à Jos, dans l’Etat du Plateau, contre leur licenciement par l’armée nigériane en conséquence de la guerre en cours contre Boko Haram. Le dirigeant des soldats mécontents, le Sergent Abiona Elisag, a brossé un tableau violent des conditions qui rendent extrêmement difficile aux soldats d’être préparé physiquement et mentalement à se confronter à Boko Haram : «Nous sommes surpris qu’on puisse nous traiter ainsi dans notre propre pays. Nous avons été envoyés sans armes nous battre contre les insurgés. Beaucoup de nos collègues ont été tués au cours de la défense de notre patrie. Même ceux qui sont à l’hôpital pour soigner les blessures qu’ils ont reçues sur le champ de bataille ont été licenciés alors qu’ils étaient encore hospitalisés. Le pire, c’est que les familles des collègues tués à Adamawa et à Yobe se meurent de faim puisque l’Armée Nigériane refuse de payer leurs indemnités.» (This Day, 17 janvier 2015).

En plus, il est de nouveau apparu que les soldats, la police et d’autres agents de sécurité doivent souvent acheter leurs propres uniformes, équipements et dans certains cas doivent acheter les balles eux-mêmes quand ils sont déployés dans des zones de trouble avec très peu d’approvisionnement en munitions. Les conditions pitoyables de l’armée, de la police et du personnel de sécurité, malgré les milliards de nairas votés annuellement pour «la guerre contre la terreur» depuis 2009 et que l’insurrection de Boko Haram a aidé à exposer, méritent une campagne vigoureuse de la part du mouvement syndical. Les soldats du rang font partie de la classe ouvrière ; qu’ils soient envoyés se faire massacrer méritent notre condamnation et notre solidarité fraternelle.

Ce n’est absolument pas la même chose que de soutenir la «guerre contre la terreur» du gouvernement ; il s’agit plutôt de se solidariser avec les membres de la classe ouvrière dans l’armée et de les unir au reste de leur classe sociale. Une telle campagne doit exiger l’annulation de toutes les actions disciplinaires contre les soldats sur le front, l’amélioration des conditions de vie des soldats du rang et du personnel de base de la police et des autres agents de sécurité, une compensation adéquate pour les familles des morts au combat, des blessés ou des invalides et une rémunération convenable de ceux en service, la démocratisation de l’armée et de la police et le droit des soldats, de la police et du personnel de sécurité à former un syndicat pour défendre leur droit.

Pas d’issue en vue

L’existence de plus d’un million de déplacés internes et l’invasion totale d’une grande partie des 3 Etats du Nord-Est (Borno, Yobe et Adamawa) créent une crise sérieuse pour la tenue des élections présidentielles et législatives de 2015, qui doivent commencer le 14 février. Mis à part la question générale d’à quel point ces élections vont être démocratiques, on peut douter de la capacité de la Commission Électorale Nationale Indépendante (INEC) à organiser le vote dans les 3 Etats du Nord-Est sur lesquels le gouvernement Nigérian a perdu le contrôle face aux assauts continuels contre ses bases militaires et au rasage de villes et de villages par Boko Haram.

La question de comment mettre fin au carnage de Boko Haram a dominé les campagnes présidentielles du 14 février prochain. Dans cette élection, le président du Peoples Democratic Party (PDP) Goodluck Jonathan, qui a dirigé pendant 6 ans un gouvernement capitaliste contre les pauvres, généralement acclamé pour sa contre-performance même selon les critères nigérians, fait face à la tâche ardue de maintenir la tradition selon laquelle les sortants sont souvent réélus. Le concurrent principal, le général à la retraite Muhammadu Buhari du All Progressive Congress (APC), s’est engagé à mettre fin à l’insurrection s’il est élu. Mais il ne dit pas clairement en quoi il va approcher la question différemment du régime actuel.

Cependant, il est clair que ce que les candidats du PDP comme de l’APC prévoient comme solution à l’insurrection de Boko Haram est plus ou moins d’augmenter les actions militaires. En tant que général à la retraite et ancien chef d’État militaire, Muhammadu Buhari espère faire valoir son expérience martiale ainsi que son avantage particulier d’être un Musulman du Nord.

Toute désirable que puisse être une solution militaire aux yeux des Nigérians traumatisés, la réalité est que cela n’apporterait qu’un soulagement temporaire. Il ne peut pas y avoir de «solution» miliaire simple à Boko Haram. C’est la faillite monumentale de l’élite capitaliste dirigeante qui crée les conditions favorables au recrutement massif de jeunes et de pauvres par Boko Haram. Le fondateur décédé de Boko Haram, Muhammed Yusuff, était capable d’attirer les masses dans le Nord-Est du Nigéria, réputées les plus pauvres et les moins développées du pays, parce que les prêches et les sermons contre les inégalités dans la société et la corruption de l’élite dominante trouvaient une résonance dans les cœurs et les esprits des jeunes sans emplois et des pauvres qui existent en marge de la société.

Il est cependant important de rappeler que les Nigérians ne doivent pas oublier que c’est l’exécution extra-judiciaire de Muhammed Yusuff pendant sa garde à vue en 2009, après l’avoir exhibé devant les caméras de télé, qui a fait de Boko Haram la terreur qu’elle est maintenant. En plus du meurtre extra-judiciaire de Yusuff et d’autres dirigeants de la secte et de soutiens financiers, plus de 700 membres de la secte ont été massacrés dans une répression majeure au cours de laquelle la police nigériane, alors mieux armée, a engagé le combat avec des membres de la secte équipés d’arcs et de flèches dans une opération qui visait à les exterminer complètement. Cependant, au lieu de cela, la secte est simplement tombée sous la direction d’une aile plus extrémiste représentée par Abubakar Shekau et d’autres qui auraient des liens avec Al-Qaïda au Maghreb Islamique (AQMI). Au moment où Boko Haram s’est réorganisé et a commencé une série d’attaques vengeresses, il était maintenant équipé de bombes, de lances-roquette, de kalachnikovs et avait acquis une grande expertise technique et des combattants dont la rumeur dit qu’ils ont été entraînés en Somalie et dans d’autres centres du terrorisme en Afrique.

Ainsi, même si Boko Haram est abattu, dans la mesure où toutes les contradictions de l’aliénation de la vaste majorité, en particulier des jeunes, de la richesses de la société, continuent à exister, il y a toujours une possibilité que des campagnes d’agitation violentes éclatent ailleurs au Nigéria. Par exemple, le fait qu’il y avait un vice-président (plus tard devenu président) du Delta du Niger en la personne de Goodluck Jonathan peut avoir contribué à rendre possible l’achat temporaire des militants du Delta du Niger dans un accord d’amnistie qui valait des milliards de Nairas.

Mais même si un président musulman du Nord avec une expérience miliaire rendrait jusqu’à un certain point possible d’en finir avec le carnage de Boko Haram, les Nigérians devraient s’attendre à ce que des campagnes d’agitation violentes et cacophoniques similaires émergent dans d’autres groupes ethniques, religieux et parmi d’autres extrémistes. Boko Haram n’est pas le premier mouvement de ce type dans le Nord, «son credo réactionnaire et religieux a commencé bien plus tôt, avec la recrudescence du mouvement Maitasine au début des années 1980» (“Socialist Democracy”, juin-juillet 2014). Et, aussi longtemps qu’existent les conditions de crise, de pauvreté et de corruption, l’écrasement militaire de Boko Haram ne va pas en lui-même empêcher des mouvements similaires d’émerger dans le futur.

Ceci parce qu’en premier lieu, les crises ethniques et religieuses apparemment inextricables du Nigeria sont le produit de la question nationale non résolue du Nigeria, qui inclut la façon non-démocratique dont les colonialistes britanniques ont fusionné différentes entités qui se sont rassemblées pour former le Nigeria, le système exploiteur et inégalitaire du capitalisme, ainsi que l’héritage de l’élite capitaliste néo-coloniale qui joue régulièrement avec les sentiments religieux et ethniques pour inciter à l’agitation, de façon à poursuivre leurs propres buts et ambitions politiques dans leurs propres intérêts.

Une solution socialiste

Ainsi, la seule manière durable et sûre de mettre définitivement fin à Boko Haram et d’autres formes de crise ethno-religieuse est d’assurer que l’énorme richesse en pétrole et en minerai du Nigeria, qui sous le système actuel du capitalisme bénéficie seulement à 1% de la population, soit maintenant utilisée au bénéfice de la grande majorité. C’est le seul moyen pour commencer à saper la division ethnique et religieuse. Cela requiert que l’État s’embarque dans un programme social financé publiquement, qui comprendrait le développement et l’amélioration à une large échelle des conditions infra-structurelles et socio-économiques du Nigeria, l’éducation et les soins de santé gratuits, la création massive d’emplois et la redistribution des richesses. Cependant, pour que ces programmes sociaux soient un succès, les masses ouvrières doivent remplacer le système exploiteur et inéquitable du capitalisme par un système socialiste démocratique

Si par exemple, on procurait l’éducation gratuite à tous les niveaux, une formation professionnelle et des emplois décents pour tous, il serait possible de commencer à engager les millions d’almajiris (les plus pauvres des pauvres du Nord) qui finissent par suivre Boko Haram et les autres forces extrémistes. Cela empêcherait sensiblement Boko Haram de trouver de nouvelles recrues et commencerait à saper son attrait. Boko Haram lui-même maintient son autorité sur son armée d’anciens enfants des rues et jeunes aliénés en partie parce qu’il leur procure de la nourriture, de l’argent et garantit un certain niveau de vie, ce qui est la responsabilité constitutionnelle du gouvernement mais que le capitalisme rend impossible à accomplir.

C’est un fait qu’aucune section des élites dominantes ne souscrit à une alternative socio-économique et politique qui peut apporter cette solution. Par exemple, les deux principaux partis politiques en lice pour la présidence dans les élections générales de 2015 (PDP et APC) sont tous deux renommés pour leurs politiques capitalistes néo-libérales anti-pauvres de sous-financement de l’enseignement, d’augmentation des tarifs et de commercialisation. Aucun des deux partis ne peut donc procurer aucune solution permanente aux défis du Nigeria, y compris à l’insurrection de Boko Haram.

La responsabilité de sauver la nation de la barbarie repose uniquement sur les masses travailleuses et la jeunesse du Nigeria. Toute illusion en n’importe quelle composante de la classe dominante essuiera une déception. Il y a un besoin urgent pour le mouvement ouvrier de se soulever maintenant pour prendre la tête et unir les Nigérians autour d’un programme d’action pour lutter pour une amélioration socio-économique. C’est l’incapacité de la direction du mouvement ouvrier à donner une alternative révolutionnaire audacieuse à l’impasse de l’exploitation capitaliste du Nigeria qui a créé le vide dans lequel Boko Haram est entré avec son idéologie extrémiste.

La gravité de la situation est telle que même une partie de la presse demande pourquoi la direction du mouvement ouvrier est pratiquement silencieuse et inactive ? Le jour de l’an, l’éditorial du journal Punch écrivait à propos des dirigeants politiques «célébrant dans l’opulence avec leur famille, pendant que beaucoup de travailleurs Nigérians ont faim et sont en colère» et finissait par ces mots «le NLC (Nigeria Labour Congress) doit donner un signal et lutter pour le bien-être des travailleurs Nigérians». Mais malheureusement, les dirigeants syndicaux, tout en lançant parfois des revendications, n’ont pas proposé d’action concrète pour les obtenir. C’est cette inactivité qui donne un espace aux groupes comme Boko Haram pour mobiliser une partie des plus aliénés et des plus pauvres.

Mais il y a un grand potentiel latent pour une lutte conjointe. En janvier 2012, pendant la grève générale contre la suppression des subventions sur le carburant menée par le mouvement des travailleurs, le Nord a connu certains des moments les plus glorieux du formidable mouvement de masse. Des images de manifestants chrétiens faisant une chaîne de leurs bras autour des manifestants musulmans pendant leur prière sur les barricades ont déferlé dans les médias. Cela atteste de la capacité des masses ouvrières à surmonter les divisions ethniques et religieuses et à s’unir pour lutter pour une cause commune, en particulier quand une direction hardie est donnée par le mouvement des travailleurs.

Tant que la direction du Labour continue à abandonner son rôle historique de diriger les masses ouvrières et pauvres hors des abysses du capitalisme, les groupes fondamentalistes vont continuer à servir leur poison meurtrier à laper aux masses désespérées. Nous avons besoin d’une alternative politique et révolutionnaire pour construire un mouvement unifié qui puisse offrir au régime capitaliste imbibé de questions ethniques et religieuses un futur d’unité, de solidarité et de fraternité authentique à tous les membres de la classe ouvrière sans distinction d’ethnie ou de croyances religieuses. Une telle société n’est pas possible sur base du capitalisme. Comme le disait Rosa Luxembourg, la socialiste et révolutionnaire allemande, c’est soit le socialisme, soit la barbarie.

Le Democratic Socialist Movement (DSM) et le Socialist Party of Nigeria (SPN, parti large auquel collabore le DSM) appellent à :

– Des actions indépendantes qui sont maintenant vitales pour défendre les quartiers et les communautés contre les attaques de Boko Haram. Le Democratic Socialist Movement (DSM) et le Socialist Party of Nigeria (SPN) appellent à fonder et à armer des comités de défense multi-ethniques et multi-religieux composés de travailleurs et de jeunes et sous leurs contrôle et autorité démocratiques, pour sécuriser les quartiers et les communautés.

– Nous exigeons l’amélioration des conditions dans les camps de réfugiés, y compris des approvisionnements adéquats en nourriture, eau potable, équipements sanitaires, literie et matériaux de couchage, soins de santé et un programme de réintégration. Le mouvement syndical doit intervenir et visiter les centres de réfugiés pour vérifier les conditions des Nigérians dans ceux-ci et prenne en main la lutte pour leur amélioration.

– L’annulation des peines de mort et des licenciements de l’armée prononcés contre les soldats et les autres membres des forces de sécurité accusés de désobéissance aux ordres, de négligence et de lâcheté dans la guerre contre Boko Haram.

– Nous demandons l’amélioration de la solde et des conditions des soldats du rang et des autres agents de sécurité, y compris leur droit à former et à rejoindre des syndicats, à appeler à la grève et à contester les décisions inacceptables de leur commandement.

– L’organisation d’actions de solidarité, comme des rassemblements et des manifestations, par le mouvement des travailleurs et la société civile pour commencer à unir les masses ouvrières contre l’insurrection de Boko Haram ainsi que les politiques capitalistes anti-pauvres qui permettent le développement des conditions pour le recrutement des jeunes et des pauvres par Boko Haram.

– Pour que le mouvement des travailleurs construise un mouvement indépendant capable de lutter contre les politiques anti-pauvres et pour l’enseignement gratuit, des emplois décents, l’augmentation du salaire minimum national et pour de meilleures conditions de vie.

– Pour que le Nigeria Labour Congress et le Trade Union Congress appellent à une conférence des organisations syndicales, socialistes et pro-masses à discuter de la formation d’un parti de la classe ouvrière armé d’idées socialistes pour lutter pour la prise du pouvoir politique par la classe ouvrière et pour une société libérée de la division ethnique et religieuse.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :